La Pacific Coast Highway
Raodtrip sur la Pacific 1, entre San Francisco et Los Angeles
Cette route est un road trip à part entière qui fait voyager entre terre et mer. Nous l’avons prise à partir de Carmel jusqu’à notre petit cottage situé à Pismo Beach, traversant sa partie la plus intéressante qui s’étend de Carmel à San Simeon : bienvenue sur le Big Sur.
Sur la baie de Monterey, Carmel-by-the-Sea est une petit village au charme romantique : chaumières en pierre, cottages féeriques, coquets jardins, boutiques stylées, antiquaires (en vitrine mon rêve d’acquisition : deux livres d’Alice au Pays des Merveilles datant du début du siècle), galeries d’art…
L’Ocean Avenue descend jusqu’à une plage de sable fin bordée de végétations et d’arbres centenaires...
« Nous mouillâmes juste à l’endroit indiqué sur la carte, à environ un tiers de mille de chaque rive, la terre d’un côté et l’îlot du Squelette de l’autre. Le fond était de sable fin. Le plongeon de notre ancre fit s’élever du bois une nuée tourbillonnante d’oiseaux criards. »
Première escapade au point Lobos State Reserve qui aurait inspiré Robert Louis Stevenson pendant l’écriture de l’Île au Trésor. C’est aussi la plus grande réserve sous marine des États-Unis. Nous avons fait une petite randonnée dans une forêt à l’ambiance magique. Les couleurs vertes flirtaient avec des teintes plus automnales avant de surplomber un petit coin de paradis. Les falaises se dégagent sous la brume, parsemées de cyprès de Monterey (qui poussent ici comme des petits pains) et de quelques maisons, à ses pieds une crique plage. En poursuivant le chemin, nous découvrons l’île aux oiseaux qui a des airs de banquise aux manchots avec son assemblée de cormorans. L’imagination caresse les silhouettes rocheuses, contact qui éveille des impressions merveilleuses, avant de surprendre des lions de mer étendus au bord de l’eau. Le vent est rendu visible par les formes tortueuses des arbres, les vagues marines témoignent de leur violence par ces côtes qu’elles ont sculptées patiemment au fil du temps. Cet air sauvage et poétique continuera de souffler sa beauté grandiose tout au long du Big Sur...
Nous ferons plusieurs haltes photo, devant le Bixby Bridge , les cascades du Salmon Creek Falls… Le manque de temps hélas ne nous a pas permis de partir à l’aventure dans certains de ses secrets écrins tels que la Pfeiffer Beach.
La route serpente surplombée d’un côté par les montagnes de l’autre par des pentes rocheuses plongeant toutes droites dans un océan aux multiples visages : tantôt remous agités, tantôt étendue cobalt et sereine, entre soleil et ciel bleu et nappes de brouillard.
Un peu plus loin, nous nous arrêterons devant une eau baignée de petites roches, le temps de faire des derniers clichés devant cette vue, les cheveux coiffés à la diable par le vent mais qui nous rendent à coup sûr plus attrayant qu’aucune filtre Instagram !
Après San Simeon, les paysages deviennent plus arides, l’océan plus lointain, c’est donc avec plaisir que je me suis désaltérée depuis les terrasses du Cottage In by the sea de Pismo Beach qui donnent directement sur la plage. Des braseros permettent d’y rester au chaud à la nuit tombante et de savourer la fin d’une journée extraordinairement californienne.











